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LASA

Thèses en cours

 

 

  • Simon Calla

" La pollution des rivières comtoises "

Sous la direction de Christian Guinchard 

 

" Privation de liberté et soins palliatifs : situation des personnes malades, en fin de vie, détenues dans les établissements pénitentiaires en France."

 Sous la direction de Christian Guinchard

    

  • Alpha CISSE

" Développement communautaire et participatif : le cas des Groupements de producteurs du coton en Haute-Guinée (République de Guinée) "

 Sous la direction de Dominique Jacques-Jouvenot

   

" Etude comparative de la coopération laitière en Franche-Comté relativement à la coopération viticole dans le département de l'Hérault "

 Sous la direction de Dominique Jacques-Jouvenot

 Présentation de la recherche:

 Ce travail s’enracine dans un territoire particulier : la Franche-Comté, région reconnue depuis plusieurs siècles comme un creuset d’expériences sociales solidaires (fruitières) mais aussi terre d’inventeurs sociaux (Gagneur, Considérant, Fourier, Proudhon). Notre objet de recherche entend participer à la valorisation du patrimoine « les fruitières ». En effet, c’est un travail qui renvoie plus largement au champ de l’économie sociale et solidaire car il a pour finalité d’apporter un éclairage sur la manière dont les fruitières, accompagnées d’initiatives comme les « Jardins de Cocagne », la Banque solidaire, participent au phénomène de résurgence de l’économie sociale et solidaire en Franche-Comté. Il est possible d'émettre l'hypothèse selon laquelle il existe une véritable spécificité franc-comtoise quant à la pérennité du mutualisme coopératif du fait notamment de la vivacité de sa mémoire sociale. Nous allons donc étudier, à l’aide d’une démarche comparative, comment la solidarité lie le sort des générations les unes aux autres dans une logique de réciprocité, et dans l'espace bien précis qu'est la fruitière. Cette étude vise donc à interroger la spécificité du modèle coopératif franc-comtois par le prisme de la transmission des liens de solidarité dans le cadre de la coopération.


 

  • Guillaume DEBRUYNE

Sous la direction de Dominique Jacques-Jouvenot

 

" Les facteurs sociaux influençant la mise en place des aménagements de peine et le processus de prise de décision du juge d’application des peines "

 Sous la direction de Jean-Michel Bessette

 Présentation de la recherche:

 L'étude de l'influence des facteurs sociaux sur la mise en place des aménagements de peine et sur la prise de décision du juge d'application des peines touche non seulement au champ pénal mais prend également en compte le contexte social et mécanismes sociaux plus généraux dans lequel celui-ci est inclus. C’est en somme, l’ensemble d’une structure organisationnelle complexe qu’il faut saisir si l’on souhaite comprendre les tenants et les aboutissants de ce phénomène. Les individus condamnés à des peines d'emprisonnement inférieures ou égales à deux ans sont en droit de déposer une demande d'aménagement de peine qui, si elle est accordée par le juge d'application des peines, leur permet d'effectuer leur peine ferme sous une autre forme qu'une stricte incarcération. Cependant pour mettre en place une telle demande, une multitude de professionnels, et donc plus généralement d'acteurs sociaux différents sont mobilisés. Ils sont amenés à devoir agencer leurs activités autour de la trajectoire de l'individu condamné. Nous cherchons à découvrir dans cet objet d'étude la façon dont les acteurs composent avec un cadre (légal, social, environnemental) déterminant et mouvant dans lequel ils s’insèrent ainsi que toutes les fluctuations et interactions sociales, sous-entendues, subjectives, non régularisées et non officialisées, qui peuvent interférer dans les manières de faire, de procéder et de prendre des décisions en ce qui concerne les aménagements de peine. Le champ pénal peut de prime à bord paraître un champ rigide et précisément codifié par une législation complexe ainsi que par des textes précis. Néanmoins, il n'échappe pas, lui non plus, à un autre type de loi : la loi sociale, ou du moins sociologique. Les différents acteurs concernés sont les Juges d’Application des Peines, les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, les maisons d’arrêt, les structures diverses sollicitées extérieures au champ judiciaire et pénal et les individus condamnés. Ces participants à la mise en œuvre des aménagements de peine détiennent des positions et tiennent des prises de positions différentes au sein de l'espace social (auxquelles correspondent des catégories de pensées singulières et des grilles de lecture du monde divergentes). Le contexte social global dans lequel ils gravitent doit être mentionné, en effet chaque individu, décision, interaction et organisation doit se comprendre en lien avec le contexte (structurel, culturel, politique, historique et économique) dans lequel il prend place. Pour dérouler la mise en œuvre des aménagements de peine, nous travaillons sur trois niveaux ou strates : l’écologie sociale qui prend en compte l’étude des environnements locaux dans lesquels agit la chaîne judiciaire et pénale responsable de la prise en charge des mesures d’aménagements de peine ; la strate interactionnelle, à travers laquelle nous cherchons à découvrir les « ordres locaux négociés », c'est-à-dire les configurations résultant de l’articulation des différents groupes d’acteurs évoqués, de leurs relations, de leurs actions, de leurs positions respectives et de la façon dont ces multiples éléments interagissent entre eux dans un contexte structurel particulier ; et enfin la strate traductionnelle, qui nous permet d’atteindre le cœur de la mise en œuvre des mesures en analysant le processus de cristallisation effective de tous les acteurs et de leurs particularités dans une seule et même mesure. Au-delà d’une compréhension de la gestion du phénomène criminel et de la sanction, c’est la compréhension de l’organisation des activités humaines que nous cherchons à atteindre. 

 

  •  Gérard LAMBERT

 Sous la direction de Jean-Michel Bessette.

 

  • Mame Salah MBAYE

" Approche comparative entre le tourisme solidaire et le tourisme traditionnel dans le développement local du Sénégal "

Sous la direction de Christian Guinchard et Jean-François Havard

 

 

"  La construction du savoir profane dans le processus de qualification d'une conduite addictive: importance et limite d'une définition médicale normative dans le domaine de l'addictologie. "

 Sous la direction de Dominique Jacques-Jouvenot

 Présentation de la recherche:

 Cette étude se propose d'explorer le savoir relatif aux groupes d'entraide en addictologie dans la perspective de retracer la constitution d'un répertoire commun d'expériences. Nous allons étudier comment l'existence de ces groupes interrogent la professionnalisation de la prise en charge des addictions dans les Centres de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) à partir d'une comparaison entre la mise en œuvre d'un savoir du soigner, expérientiel d'un coté et professionnel de l'autre. Notre démarche s'apparente donc à une ethnométhodologie en ce sens que l'on découvre que les groupes d'entraide possèdent une terminologie qui leur permettent de comprendre et d'interpréter leur propre comportement. Si l'on considère que la problématisation d'une situation est liée à la constitution d'un public (Dewey, 2010), comment les personnes consommatrices d'un produit psycho-actif s'y prennent réellement pour faire face à une situation problématique, c'est-à-dire pour identifier ce trouble, l'élucider et, finalement, le traiter ? Il s'agira donc de retracer les liaisons entre les membres de groupes d'entraide que la stabilisation d'un savoir profane, et notamment la matrice de la « maladie de la dépendance », aurait, en quelque sorte, regroupé.


 

  • Maylis SPOSITO

Sous la direction de Dominique Jacques-Jouvenot

 

 

" Le rôle de l’objet dans la transmission de la mémoire familiale et culturelle chez les immigrés "

 Sous la direction de Dominique Jacques-Jouvenot

 

 

  • Eric VAUTHELIN

" La responsabilité environnementale de l'entreprise à l'épreuve des déchets industriels."

Depuis les années 1990, l'industrie automobile, très dévoreuse de matières premières, a tenté de réorienter ses pratiques afin de limiter son empreinte écologique. Si beaucoup de travaux se sont intéressés à l'offre d'un véhicule recyclable et moins émettrice de gaz à effet de serres, très peu ont porté leurs focales sur la gestion des rebuts que produit cette industrie. La gestion de ces rebuts nécessite la mise en œuvre d'une politique de tri et de collectes sélectives. Le développement de cette pratique suppose un réajustement du rôle des salariés, mais aussi tout un ensemble de réseaux d'acteurs (politiques, administratifs, économiques, civils). Contrairement à la doxa qui considère le déchet dans sa matérialité, nous soutiendrons l'idée que le déchet est un construit social. Il s'agit, dans une optique constructiviste, de considérer qu'il est produit dans de nombreuses interactions entre des personnes aux compétences scientifiques et aux capacités politiques différentes. Dans cette optique, nous défendrons l'hypothèse que l'objet déchet émerge dans un dispositif de pouvoir, un mécanisme de distribution de la responsabilité. C'est à travers l'instrumentation de la responsabilité que le déchet devient socialement visible. Examiner les dispositifs utilisés pour modifier les attitudes et les comportements permettra de mieux saisir les enjeux organisationnels de cette gouvernance par la responsabilité.

Sous la direction de Christian Guinchard